Priceminister n’a jamais aussi bien porté son nom
On attendait F. Lefevre (en fait pas du tout, mais il était annoncé). Le Journal du Net nous proposait pas plus tard que ce matin une liste des prétendants (mise à jour depuis l’annonce) : Bruno Retailleau (hein ?), Patrick Devedjian (heu…), André Santini (encore !)… avec les visions propres à chacun et leurs phrases parfois assassines envers l’Internet.
Eh bien, tout le monde s’est trompé. En effet le remaniement gouvernemental annoncé ce midi, nous offre une surprise au poste de secrétaire d’Etat à l’Economie Numérique (contrairement aux autres promus et déchus, déjà annoncés à l’avance). D’ailleurs, il faut croire que la communication élyséenne n’avait volontairement rien laissé filtrer de peur d’avoir 50 articles sur la blogosphère et 20 fois plus de commentaires, avant même l’annonce officielle. Même l’intéressée a été prévenu 2 heures avant !
Revenons à notre mouton (brebis, dans ce cas). C’est NKM, autrement dit Nathalie Kosciusko-Morizet, qui devient secrétaire d’Etat à la Prospective et au Développement de l’Economie numérique.
Ce nom est familier dans le monde du web puisque son frère est le fondateur de Priceminister. Pierre Kosciusko-Morizet, donc, président Price Minister et directeur de l’Acsel (Association pour le commerce et les services en ligne) qui déclarait :
« Nous espérons que cette rumeur est une mauvaise blague«
… à propos de la possible nomination de F. Lefevre, tant raillé. Aura-t-il été entendu ?
Je ne sais pas encore si on peut qualifier cette nomination de très bon recrutement, mais on peut imaginer que NKM est un peu plus au fait du web d’aujourd’hui . Que sa vision est plus celle d’un Internet ouvert et garant d’une économie nouvelle. Si toutefois elle est bon terme avec son frangin !
Personnellement, je suis positivement surpris et je serais moins sur mes gardes qu’avec les autres prétendants, ou les initiatives précédentes. En fait, pour le moment, une non-mauvaise nouvelle !
Notons tous de même que son passage de secrétaire d’état chargée de l’écologie au monde du web est atypique. Mais il y a aussi un gros travail « écologique » à réaliser dans les technologies de l’ Internet, comme on l’a vu ces dernier jours (voir : 2 recherches sur google dégagent autant de CO2 que pour se faire une bouilloire de thé).






